Les liens constituent une des forces du Web, et des blogues en particulier.
Et que peut-on en faire dans un dossier documentaire ?
Les liens, à la base d’une modalité de recherche très intuitive– la
navigation (hypertexte) – ont été progressivement pris en compte dans
les systèmes documentaires.
Il nous semble que les liens peuvent enrichir considérablement
l’exploitation d’un dossier en créant des relations entre documents au
sein d’une même catégorie ou entre catégories différentes, sous une
forme aisée
Mais avant d’aborder ces questions, il nous semble important de (tenter
de ?) distinguer les différents types de liens mis en œuvre dans un
blogue.
Liens directs « classiques
Pour la localisation d’une information, d’un document, d’un site, il existe le traditionnel lien direct, de A vers B.
Permaliens
Le Permalien est la localisation (URL) précise d’un message sur un
blogue. Tout à fait au démarrage des blogues, la seule adresse fournie
était celle du blogue lui-même, et toutes les citations orientaient
vers la page d’accueil du site. L’existence de ce permalien, permet
donc de créer une référence précise à un message, et non à un blogue
global (url du blogue). Il ne change pas si vous le changez de
catégories car la structure de cette URL est plutôt associée à sa
production.
Par exemple le permalien de ce message est : http://dossierdoc.typepad.com/dossierdoc/2004/12/et_les_liens_al.html
Referrer ou Référenceur
Lorsque vous cliquez sur un lien, le système ne fait pas que vous
transférer à (ou vers) la page concernée. Il envoie également au
serveur de destination, un message appelé Referrer» (proposition de
traduction de la communauté des blogeur : référenceur ou
introducteur), caractérisant le chemin pris par un visiteur. L’analyse
de ce message et donc de ce chemin permet d’identifier le site
d’origine. Cette analyse, automatiquement faite par un serveur, est
stockée dans un fichier log spécifique, le ReferrerLog (logue de
référenceur)
Ping
(= Packet INternet Groper)
« Faire un PING » consiste à envoyer une requête (ou plus généralement
un message sous la forme d’un fichier XML) à un serveur. Cette requête
permet de vérifier qu'une adresse IP existe et que le serveur en
question peut accepter des demandes. Le ping est employé comme outil de
diagnostic pour s'assurer qu'un ordinateur fonctionne réellement.
Il est utilisé avec les blogues pour créer certains liens actifs entre
deux blogues et est à la base fonctionnellement des liens croisés
(LinkBack ping) et/ou rétrolien (trackback ping)
Liens croisé (Linkback), trackback (rétrolien) ou pingtrack
Le Web a été construit comme une toile. Mais ses concepteurs ont décidé
de ne pas imposer la réciprocité dans les liens (si A est lié à B,
alors B est de fait lié à A) car cela aurait créé des contraintes trop
fortes sur l’ensemble du système et, en dehors de problèmes techniques
réels, cette exigence aurait abouti à freiner le développement même du
Web.
Les blogueurs souhaitaient suivre les échanges entre différents blogues
sans être obligés de dupliquer les informations. C’est dans ce contexte
que sont nés trackbacks et/ou liens croisés. Ce sont des méthodes de
notification et de création de liens dynamiques entre sites web.
Il s’agit alors de répondre à la question suivante : vous voulez
rédiger sur votre site (ou blogue) A, un commentaire sur un message
diffusé sur un autre site B, tout en restant sur votre site A.
- Principe 1 – un lecteur amené sur un site grâce à lien de
citation (LienCroisé ou Rétrolien) n’a pas la même valeur qu’un lecteur
arrivant sur le site suite à une recherche sur Google et donc par un
lien permanent (permalien). D’où une distinction entre lien permanent
et liens croisés/rétroliens.
- Principe 2 - Le blogue A indique au blogue B l'existence sur son
propre blogue A d’un commentaire sur un message publié sur le blogue B
(A indique donc à B, qu’il le cite).
- Principe 3 - S’il le souhaite, en retour (linkback), B peut
indiquer à la suite de son propre message sur son propre site,
l’existence d’un commentaire sur le site A.
- Principe 4 – Ces citations croisées peuvent se faire
automatiquement (LienCroisé de Joueb), semi-automatiquement (Rétrolien)
ou complètement manuellement (service en ligne) (voir aussi plus loin les fonctions de « discovery
» et « reverse discovery »)
- Principe 5 – Ces citations croisées peuvent se faire dans un seul sens ou dans les deux sens.
Une remarque : ce fonctionnement s’appuie sur une exploitation des
contenus de liens. C’est ce qui a été à l’origine de l’innovation de
Google, et qui lui assure depuis longtemps une certaine … notoriété !
Quelles situations trouve-t-on actuellement ?
Situation 1
Les deux outils blogues offrent la fonction de création de rétroliens ou liens croisés
- l’auteur A consulte le message sur le blogue B et recherche la
localisation (URL) dite de « trackback » (rétrolien) de ce message B
sur lequel il (A) veut réagir tout en restant sur son site
(c’est-à-dire en postant son message uniquement sur son site)
- l’auteur A intègre dans son message l’adresse « trackback » du
message B grâce à une fonction particulière proposé par son outil blogue
- Puis l’outil blogue A envoie un « trackback ping» à B
l’informant de l’existence de ce commentaire (cette partie peut être
manuelle)
- L’outil blogue B récupère sur son propre site les éléments
concernant le message de A, le citant. Si B a activé cette fonction, le
commentaire du blogue A est alors associé, comme un autre commentaire
sur le blogue B, au message qui a généré ce commentaire.
Situation 2
- A intègre un lien trackback d’un message de B dans un de ses messages, mais n’envoie pas de message à B pour l’informer
- Si un lecteur de A clique sur l’adresse « trackback » de B sur
le site de A, cela informe alors le serveur B grâce à une activation
d’un robot qui va lire le contenu du message de A, et rajouter un
extrait de ce message sous la forme de commentaire au message concerné
sur B.
Situation 3
Tout est manuel car aucun des deux outils blogues ne propose cette
solution. Il est alors possible d’utiliser un service externe comme
proposé par Primitive. Ce système vous permet de
saisir dans un formulaire toutes les données utiles : URL du trackback
du message que vous citez, le titre de votre message, le nom de votre
blogue, un résumé ou extrait de votre message ainsi que le permalien de
votre message. Le système envoie alors ce message au blogue concerné.
Dans ces différents cas, un lien existe ainsi dans un sens ou dans les
deux sens, entre des messages publiés sur des blogues différents grâce
à des messages particuliers (pings, linkback…) échangés entre les
différentes machines qui les hébergent.
Liens croisés et rétroliens
Ce que l’on nomme liens croisés (Linkback - voir l'aide sur le site
de Jouebs ) est la solution proposée par Jouebs. Le lien est ici établi
automatiquement (entre outils le proposant !). Il n’est pas contrôlé
par l'auteur du message, car il repose sur l’analyse des fameux logs de
référenceurs (ReferrerLog) : le serveur étudie le chemin pris par un
lecteur lorsqu’il arrive sur son site, et récupère cette information
pour établir un lien actif.
Mais ici le lien pointe souvent vers le site et non vers le permalien
du message (ceci reste à confirmer : tout bouge tellement !)
Dans le cas du rétrolien, le
fonctionnement est à la discrétion des auteurs (en dehors des
possibilités techniques de l’outil blogue supporté) : celui qui cite
peut très bien ne pas établir ce lien de citation avec le message
d’origine, mais l’auteur cité peut ne pas mettre en œuvre cette
possibilité sur son message. Dans les deux cas, des URL peuvent être
indiqués dans chacun des messages, mais ne pas être connues par les
personnes concernées ! Ce qui est contraire au principe même…
Contenu du « trackback ping »
Le message qui circule en lien retour à partir du blogue A contient :
- l’URL du rétrolien du message B que vous citez (TrackBack Ping Url)
- le titre de votre propre message A et l’URL permanente vers votre message (permalink Url)
- le nom de votre blogue A
- un extrait/résumé de votre message (=premiers mots par exemple)
- la date du message
====================================================
Par exemple : Fichier listant les rétroliens du message sur les rétroliens avec Spip
====================================================
[Trackback]
L'URL de trackback pour pister ce billet est:
http://www.yvonet.com/trackback/tb.cgi/a119
…
Technique : comment faire des rétro-liens avec SPIP [lien permanent du message]
» mediaTIC
"Oui, on peut faire un blog sous SPIP. Chez Yvonet, on vous explique, comment faire des rétro-liens ("trackbacks") avec SPIP. "
March 16, 2004 02:37 AM
====================================================
Fonction de trackback proposée dans les outils blogue
La fonction de trackback a été développée à l’origine avec le logiciel
MovePad. Une spécification pour les trackbacks a été développée en 2002. Cette fonction est
aujourd’hui proposée par un grand nombre d’outils, mais pas tous ! D’où
l’offre indépendante mais qui suppose une manipulation plus longue.
Ainsi « même un outil qui propose commentaire et trackback ne permet
pas d'envoyer le ping-tb [ping trackback] aussi facilement qu'on poste
un commentaire » (article d’œil de mouche)
Discovery (découverte) et reverse discovery (découverte inverse)
Certains outils comme DotClear proposent de nouvelles fonctionnalités
pour faciliter ce travail de citations et de citations croisée :
- discovery (découverte ?) : trouve automatiquement l’URL de trackback d’un message à partir de l’URL de la page.
- Dans le même esprit, le “reverse discovery” recherche
automatiquement les blogues qui pointent souvent vers un message et
repère ainsi automatiquement les trackback « manquants »
Un service comme celui proposé par la société Technorati indexe les URL cités dans les blogues,
permettant d’identifier qui parle d'un article ou d'un site précis.
Nommer les liens de façon explicite
Une autre question en rapport avec les liens concerne la rédaction même de ceux-ci.
Il semble important de donner une certaine signification à ces liens
(complémentairement de ce qui peut être écrit autour) pour permettre au
lecteur d’apprécier l’intérêt possible de cette navigation. Une
recommandation aux auteurs/éditeurs est de nommer ces liens de façon
explicite (voir Définir et mettre en forme des liens, Serge François).
Mais ici on rentre dans le champ de l’ergonomie des sites, qui reste une problématique en soi…
A (pour)suivre.... après avoir fait divers tests...
SD
Les commentaires récents