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06/12/2004

Et les liens alors !

Les liens constituent une des forces du Web, et des blogues en particulier.

Et que peut-on en faire dans un dossier documentaire ?

Les liens, à la base d’une modalité de recherche très intuitive– la navigation (hypertexte) – ont été progressivement pris en compte dans les systèmes documentaires.

Il nous semble que les liens peuvent enrichir considérablement l’exploitation d’un dossier en créant des relations entre documents au sein d’une même catégorie ou entre catégories différentes, sous une forme aisée

Mais avant d’aborder ces questions, il nous semble important de (tenter de ?) distinguer les différents types de liens mis en œuvre dans un blogue.

Liens directs « classiques

Pour la localisation d’une information, d’un document, d’un site, il existe le traditionnel lien direct, de A vers B.

Permaliens

Le Permalien est la localisation (URL) précise d’un message sur un blogue. Tout à fait au démarrage des blogues, la seule adresse fournie était celle du blogue lui-même, et toutes les citations orientaient vers la page d’accueil du site. L’existence de ce permalien, permet donc de créer une référence précise à un message, et non à un blogue global (url du blogue). Il ne change pas si vous le changez de catégories car la structure de cette URL est plutôt associée à sa production.
Par exemple le permalien de ce message est : http://dossierdoc.typepad.com/dossierdoc/2004/12/et_les_liens_al.html

Referrer ou Référenceur
Lorsque vous cliquez sur un lien, le système ne fait pas que vous transférer à (ou vers) la page concernée. Il envoie également au serveur de destination, un message appelé Referrer» (proposition de traduction de la communauté des blogeur  : référenceur ou introducteur), caractérisant le chemin pris par un visiteur. L’analyse de ce message et donc de ce chemin permet d’identifier le site d’origine. Cette analyse, automatiquement faite par un serveur, est stockée dans un fichier log spécifique, le ReferrerLog (logue de référenceur)

Ping

(= Packet INternet Groper)
« Faire un PING » consiste à envoyer une requête (ou plus généralement un message sous la forme d’un fichier XML) à un serveur. Cette requête permet de vérifier qu'une adresse IP existe et que le serveur en question peut accepter des demandes. Le ping est employé comme outil de diagnostic pour s'assurer qu'un ordinateur fonctionne réellement.
Il est utilisé avec les blogues pour créer certains liens actifs entre deux blogues et est à la base fonctionnellement des liens croisés (LinkBack ping) et/ou rétrolien (trackback ping)
Liens croisé (Linkback), trackback (rétrolien) ou pingtrack

Le Web a été construit comme une toile. Mais ses concepteurs ont décidé de ne pas imposer la réciprocité dans les liens (si A est lié à B, alors B est de fait lié à A) car cela aurait créé des contraintes trop fortes sur l’ensemble du système et, en dehors de problèmes techniques réels, cette exigence aurait abouti à freiner le développement même du Web.

Les blogueurs souhaitaient suivre les échanges entre différents blogues sans être obligés de dupliquer les informations. C’est dans ce contexte que sont nés trackbacks et/ou liens croisés. Ce sont des méthodes de notification et de création de liens dynamiques entre sites web.

Il s’agit alors de répondre à la question suivante : vous voulez rédiger sur votre site (ou blogue) A, un commentaire sur un message diffusé sur un autre site B, tout en restant sur votre site A.

  • Principe 1 – un lecteur amené sur un site grâce à lien de citation (LienCroisé ou Rétrolien) n’a pas la même valeur qu’un lecteur arrivant sur le site suite à une recherche sur Google et donc par un lien permanent (permalien). D’où une distinction entre lien permanent et liens croisés/rétroliens.
  • Principe 2 - Le blogue A indique au blogue B l'existence sur son propre blogue A d’un commentaire sur un message publié sur le blogue B (A indique donc à B, qu’il le cite).
  • Principe 3 - S’il le souhaite, en retour (linkback), B peut indiquer à la suite de son propre message sur son propre site, l’existence d’un commentaire sur le site A.
  • Principe 4 – Ces citations croisées peuvent se faire automatiquement (LienCroisé de Joueb), semi-automatiquement (Rétrolien) ou complètement manuellement (service en ligne) (voir aussi plus loin les fonctions de « discovery » et « reverse discovery »)
  • Principe 5 – Ces citations croisées peuvent se faire dans un seul sens ou dans les deux sens.

Une remarque  : ce fonctionnement s’appuie sur une exploitation des contenus de liens. C’est ce qui a été à l’origine de l’innovation de Google, et qui lui assure depuis longtemps une certaine … notoriété !

Quelles situations trouve-t-on actuellement ?

Situation 1
Les deux outils blogues offrent la fonction de création de rétroliens ou liens croisés

  • l’auteur A consulte le message sur le blogue B et recherche la localisation (URL) dite de « trackback » (rétrolien) de ce message B sur lequel il (A) veut réagir tout en restant sur son site (c’est-à-dire en postant son message uniquement sur son site)
  • l’auteur A intègre dans son message l’adresse « trackback » du message B grâce à une fonction particulière proposé par son outil blogue
  • Puis l’outil blogue A envoie un « trackback ping» à B l’informant de l’existence de ce commentaire (cette partie peut être manuelle)
  • L’outil blogue B récupère sur son propre site les éléments concernant le message de A, le citant. Si B a activé cette fonction, le commentaire du blogue A est alors associé, comme un autre commentaire sur le blogue B, au message qui a généré ce commentaire.

Situation 2

  • A intègre un lien trackback d’un message de B dans un de ses messages, mais n’envoie pas de message à B pour l’informer
  • Si un lecteur de A clique sur l’adresse « trackback » de B sur le site de A, cela informe alors le serveur B grâce à une activation d’un robot qui va lire le contenu du message de A, et rajouter un extrait de ce message sous la forme de commentaire au message concerné sur B.

Situation 3
Tout est manuel car aucun des deux outils blogues ne propose cette solution. Il est alors possible d’utiliser un service externe comme proposé par Primitive. Ce système vous permet de saisir dans un formulaire toutes les données utiles : URL du trackback du message que vous citez, le titre de votre message, le nom de votre blogue, un résumé ou extrait de votre message ainsi que le permalien de votre message. Le système envoie alors ce message au blogue concerné.

Dans ces différents cas, un lien existe ainsi dans un sens ou dans les deux sens, entre des messages publiés sur des blogues différents grâce à des messages particuliers (pings, linkback…) échangés entre les différentes machines qui les hébergent.

Liens croisés et rétroliens

Ce que l’on nomme liens croisés (Linkback - voir l'aide sur le site de Jouebs ) est la solution proposée par Jouebs. Le lien est ici établi automatiquement (entre outils le proposant !). Il n’est pas contrôlé par l'auteur du message, car il repose sur l’analyse des fameux logs de référenceurs (ReferrerLog) : le serveur étudie le chemin pris par un lecteur lorsqu’il arrive sur son site, et récupère cette information pour établir un lien actif.
Mais ici le lien pointe souvent vers le site et non vers le permalien du message (ceci reste à confirmer : tout bouge tellement !)

Dans le cas du rétrolien, le fonctionnement est à la discrétion des auteurs (en dehors des possibilités techniques de l’outil blogue supporté) : celui qui cite peut très bien ne pas établir ce lien de citation avec le message d’origine, mais l’auteur cité peut ne pas mettre en œuvre cette possibilité sur son message. Dans les deux cas, des URL peuvent être indiqués dans chacun des messages, mais ne pas être connues par les personnes concernées ! Ce qui est contraire au principe même…

Contenu du « trackback ping »
Le message qui circule en lien retour à partir du blogue A contient :
- l’URL du rétrolien du message B que vous citez (TrackBack Ping Url)
- le titre de votre propre message A et l’URL permanente vers votre message (permalink Url)
- le nom de votre blogue A
- un extrait/résumé de votre message (=premiers mots par exemple)
- la date du message

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Par exemple : Fichier listant les rétroliens du message sur les rétroliens avec Spip
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[Trackback]
L'URL de trackback pour pister ce billet est:
http://www.yvonet.com/trackback/tb.cgi/a119

Technique : comment faire des rétro-liens avec SPIP [lien permanent du message]
» mediaTIC
"Oui, on peut faire un blog sous SPIP. Chez Yvonet, on vous explique, comment faire des rétro-liens ("trackbacks") avec SPIP. "
March 16, 2004 02:37 AM
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Fonction de trackback proposée dans les outils blogue
La fonction de trackback a été développée à l’origine avec le logiciel MovePad. Une spécification pour les trackbacks a été développée en 2002. Cette fonction est aujourd’hui proposée par un grand nombre d’outils, mais pas tous ! D’où l’offre indépendante mais qui suppose une manipulation plus longue. Ainsi « même un outil qui propose commentaire et trackback ne permet pas d'envoyer le ping-tb [ping trackback] aussi facilement qu'on poste un commentaire » (article d’œil de mouche)

Discovery (découverte) et reverse discovery (découverte inverse)
Certains outils comme DotClear proposent de nouvelles fonctionnalités pour faciliter ce travail de citations et de citations croisée :
-    discovery (découverte ?) : trouve automatiquement l’URL de trackback d’un message à partir de l’URL de la page.
-     Dans le même esprit, le “reverse discovery” recherche automatiquement les blogues qui pointent souvent vers un message et repère ainsi automatiquement les trackback « manquants »

Un service comme celui proposé par la société Technorati indexe les URL cités dans les blogues, permettant d’identifier qui parle d'un article ou d'un site précis.

Nommer les liens de façon explicite
Une autre question en rapport avec les liens concerne la rédaction même de ceux-ci.
Il semble important de donner une certaine signification à ces liens (complémentairement de ce qui peut être écrit autour) pour permettre au lecteur d’apprécier l’intérêt possible de cette navigation. Une recommandation aux auteurs/éditeurs est de nommer ces liens de façon explicite (voir Définir et mettre en forme des liens,  Serge François).
Mais ici on rentre dans le champ de l’ergonomie des sites, qui reste une problématique en soi…

A (pour)suivre.... après avoir fait divers tests...

SD

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/212377/1500364

Voici les sites qui parlent de Et les liens alors !:

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